LES AFFRANCHIS, de M. Scorsese

LES AFFRANCHIS, de M. Scorsese
Titre Original : Goodfellas

Public : Interdit aux moins de 16 ans

Genre : Film de Gangsters

Avec Robert de Niro, Ray Liotta, Joe Pesci, Lorraine Bracco et Paul Sorvino

Réalisé par Martin Scorsese

ETATS-UNiS - 199O - 2H19

SYN0PSiS
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Les Affranchis ont le privilège d'appartenir à l'une des plus célèbres familles new-yorkaise : la Mafia. Mais derrières leurs apparentes bonnes manières, il suffit d'une étincelle, parfois, pour déclencher un véritable carnage...

M0N AViS

Qu'est-ce qu'un bon film ? Qu'est-ce qu'un film de gangster, un vrai ? Avec Les Affranchis, Scorsese est au sommet de son art, la réalisation est virtuose. C'est le top du cinéma populaire américain, le plus impressionnant, le plus brut, le plus divertissant : Parce qu'il est indéfectible et pas sentimental, il vous frappe en plein coeur. C'est implacable !

Le film commence par le vrombissement d'une voiture. Trois gars. Ils entendent taper. Ils ouvrent le coffre, il y a du sang partout. Joe Pesci a un couteau de boucher et le rentre dans le type... Celui ou celle qui a vu le film et qui n'a pas été secoué par cette scène est un(e) menteur(se) ! La première fois qu'on le voit, on se dit : "C'est quoi ce putain de film ?".
'Les Affranchis' fait partie de ces films, certes violents, qu'on apprécie plus encore à chaque nouveau visionnage. On ne réalise pas qu'un film est un chef-d'oeuvre la première fois. Il peut nous toucher, mais on ne le sait pas encore... C'est la 7 ou 8e fois que je vois le film et, je confirme... c'en est un !

Les Affranchis est un film de gangsters classique, parce qu'il raconte l'histoire de la grandeur et de la décadence d'un criminel de la pègre italienne, et aussi en ce sens que le crime ne paie pas. C'est ainsi que se termine le film. On suit le film du coté des méchants, ce qui est savoureux. Mais un bon film de gangsters devrait nous détourner, nous empecher de devenir un gangster. Une des grandes qualités du film, c'est qu'il est réaliste, surement très proche de la vérité.
C'est aussi au film sur la cocaine, filmé au rythme de la coke. En effet, le troisième acte parle de paranoia et de cocaine... et de sauce de pates. Scorsese a très bien su retranscrire à l'écran comment on se sent, bourré de coke et en train de devenir fou. Je ne pense pas qu'on puisse en voir une meilleure description qu'à la fin du film. Je ne pense pas avoir été aussi défoncé que Ray Liotta dans le film, mais j'ai vu des gens dans ce cas et leur expérience était similaire...

Martin Scorsese est un italo-américain qui a grandi autour de ces gens, leur a donné plus d'humanité, une individualité et de l'affection. Il amène le public à faire attention aux détails (importants pour lui à ce moment-là). Par exemple, quand ils sont en prison, on ne voit que leur façon de cuisiner, c'est leur quotidien qui est intéressant, leur façon de couper l'ail avec une lame de rasoir. Ces détails ne sont pas inventés. Remarquer ces détails, le type de voiture, le type de costume qu'il porte... nous enferme dans ce monde, en nous faisant croire à tout, meme si c'est dingue. C'est un film raconté subjectivement (la voix-off est beaucoup utilisée), dans lequel on se sent inclus. Meme le plan filmé en Stedicam entrant dans le Copacabana, est utilisé pour justifier la façon dont Lorraine Bracco a le sentiment d'etre introduite dans ce monde, et d'embarquer le public avec ce personnage. Ce superbe plan séquence est aussi le sommet de la gloire d'Henry (Ray Liotta). S'il existe des règles dans le cinéma, alors Scorsese les brise toutes, pour notre plus grand bonheur. Je tournerai ce film comme un gangster l'aurait tourné, a t'il du penser. Si je veux figer l'image, je le ferai. Si je veux revenir en arrière, je le ferai. Pareil si je veux fracturer la narration ! Et les acteurs répondent aussi à la caméra...

Coté acteurs, n'oublions pas que De Niro est un très bon acteur (tout du moins à cette époque là, c'est à dire avant qu'il ne joue que des roles qui sont des caricatures de ses anciens roles), à quel point il est bon dans ce film. Il incarne parfaitement Jimmy Conway. Un exemple parfait est la façon dont il surpasse tout le monde sans parler. Ses yeux , son regard, sont l'arme la plus redoutable de son jeu, il n'a pas besoin de dire grand chose pour qu'on sache ce qu'il s'apprete à faire. Ray Liotta, qui était moins connu à ce moment-là - c'est son 4e film - est le meilleur pour ce role. Son personnage n'est pas autant impliqué dans le banditisme. De Niro ou Pesci n'auraient pas été crédibles dans ce role. Quant au jeu de Pesci, il est évidemment superbe. Tout comme celui de Paul Sorvino (Paulie), qui ne dit rien pendant la moitié du film. Il ne joue pas le méchant, il n'en fait pas des tonnes, là ou la plupart en ferait trop. Les acteurs ne se contentent pas de jouer, c'est un comportement, ils jouent naturellement, on a donc l'impression de voir la vérité.

'Les Affranchis' a sa propre approche de la violence, sans la glorifier, mais en la montrant telle qu'elle est, en la laissant etre horrible, parce que... elle l'est vraiment !

Le couple gagnant De Niro/Scorsese, avec un Scorsese qui a redéfini le rythme, le montage, comment repousser les limites dans un contexte de narration... signe ici une de ses plus belles collaborations, à ranger aux cotés de Raging Bull et Taxi Driver. Humour très noir et hémoglobine sont les deux constantes de ce machiavelique film noir à la réalisation tranchante comme une lame de rasoir..

et vOus, qu'en avez-vous pensé ?

# Posté le vendredi 06 juillet 2007 21:56

Modifié le samedi 07 juillet 2007 08:29

MYSTiC RIVER - coup de coeur !

MYSTiC RIVER - coup de coeur !
~ Récompensé par 2 Oscars
Meilleur Acteur - Sean Penn
Meilleur Second Role Masculin - Tim Robbins
+
César du Meilleur Film Etranger ~

Sortie Au Cinéma le 15 octobre 2003

Public : Tous publics

Genre : Drame psychologique / Policier

Avec Sean Penn, Tim Robbins, Kevin Bacon, Laurence Fishburne, Marcia Gay Harden et Laura Linney

Réalisé par Clint Eastwood

ETATS-UNiS - 2OO3 - 2H12

SYN0PSiS

Jimmy, Dave, Sean. Trois amis qui ont grandi dans le Boston ouvrier et qui se sont perdus de vue après une terrible tragédie. Des années plus tard, un événement brutal les réunit à nouveau. La fille de 19 ans de Jimmy est froidement assassinée. Dave est suspecté. Et Sean, devenu policier, lutte pour résoudre l'enquete avant que Jimmy, l'imprévisible, fasse justice lui-meme...

M0N AViS

Clint Eastwood a joué dans plus de 50 films et en a réalisé 27, dont Bronco Billy, Sur la route de Madison,Minuit dans le jardin du bien et du mal, Space Cowboys, Créance de sang, Million Dollar Baby, Mémoires de nos pères... En 2003, il réalise un véritable chef-d'oeuvre, un thriller obsédant construit sur le famille, les amis et l'innocence perdue, Mystic River.

Adapté du roman de Dennis Lehane, Mystic River parle de trois enfants du meme quartier qui grandissent ensemble, et puis cet événement survient - l'enlèvement de l'un d'entre eux. Des années plus tard, un événement tragique les réunit - le meurtre de la fille de l'un d'entre eux - et ils se retrouvent de nouveau à suivre le meme courant, mais en se comportant entre eux d'une manière complètement différente que dans leur enfance. Le film parle de quel effet cet enlèvement a eu sur chacun d'eux 25 ans plus tot. Parmi les principaux thèmes évoqués, on retrouve les sévices envers les enfants, le vol de l'innocence... des sujets qui ont toujours intéressé Clint Eastwood.

Mystic River regorge de personnages forts. Ils doivent toujours surmonter quelque chose dans leur vie, soit en prenant sur eux, soit en finissant simplement dans une situation douloureuse. Il n'y a pas de solution possible. C'est un voyage émotionnel passionnant, et c'est aussi le mystère de cette mort tragique, la recherche du responsable...

Un grand réalisateur obtient de grandes performances de ses acteurs ! Clint Eastwood en est un. Ainsi, les performances de Sean Penn et Tim Robbins sont tout à fait remarquables, sans oublier Kevin Bacon, Laurence Fishburne et les deux actrices Laura Linney et Marcia Gay Harden, qui avaient déjà bosser avec Eastwood.

Finalement, Mystic River regroupe toute la gamme des émotions humaines, il parle d'amour, de trahison, de vengeance... C'est une histoire puissante, un beau scénario, une musique sublime (de Clint himself), des décors fabuleux, de grands acteurs ... Bref, un grand film a découvrir. Il vous remuer les tripes !

et vOus, qu'en avez-vous pensé ?

# Posté le lundi 02 juillet 2007 13:09

Modifié le jeudi 05 juillet 2007 10:41

THE WORLD, de Jia Zhangke

THE WORLD, de Jia Zhangke
Sortie au cinéma le 8 janvier 2005

Public : Tous Publics

Réalisé par Jia Zhangke

CHINE - 2005 - 2H20

SYNOPSIS

Bienvenue au parc 'The World'. Ici en une journée, sans quitter la banlieue de Pékin, les visiteurs peuvent découvrir les monuments les plus célèbres du monde. Tao, une jeune danseuse, se produit tous les jours dans des spectacles devant les répliques du Taj Mahal, de la Tour Eiffel, de la place St Mark ou du Big Bend. Elle a quitté les provinces du Nord quelques années plus tot, avec son petit ami Taisheng, qui travaille comme garde de sécurité du parc. A un moment crucial de leur relation, Taisheng est attiré par Quen, une jeune styliste...

MON AVIS

Jia Zhangke, découvert en France avec Platform, s'était imposé comme la figure centrale de la nouvelle génération de cinéastes chinois continentaux. Issu d'une famille victime de la Révolution Culturelle, témoin de la paupérisation des campagnes et contemporain de la place Tien An Men, Jia Zhangke est néanmoins le produit de la mutation économique du pays. Son cinéma est à l'image de sa génération, c'est à dire partagé entre la nécessité d'une contestation politique et une fascination pour le nouveau modèle proposé par la Chine.

Censuré depuis cinq ans, le cinéaste illustre ce paradoxe avec The World, premiers de ces films soutenus à la fois par un large réseau international (CNC, Office Kitano, Lumen, Bandai...) et le gouvernement chinois. Malgré tout ce que la critique a pu y voir, les conséquences sur le contenu politique sont immédiates. En suivant un couple lambda (arrivé à Pékin pour améliorer ses conditions de vie), le film brosse un portrait assez complet des moeurs, de la condition sociale, des perspectives d'avenir et de l'ouverture culturelle des trentenaires actifs et urbains en Chine. Le constat est juste, mais l'ensemble baigne dans une résignation et une ambiance " tout ne va pas si mal " inquiétante chez une artiste dit engagé dans un pays au bilan encore catastrophique en matière de droits de l'homme et de liberté d'expression.

Reste un film d'auteur visuellement ambitieux, souvent surprenant (intermèdes animés), mais trop brouillon pour en supporter les 2h20 sans décrocher.

Editeur : MK2

Langues : VOST (Mandarin)

Suppléments : Making-of + Entretien avec Jia Zhangke + Documentaire : 'Made in China'.

et vOus, qu'en avez-vous pensé ?

# Posté le mercredi 27 juin 2007 18:43

Modifié le jeudi 28 juin 2007 10:38

THE WIG, pépit-horrificoreenn

THE WIG, pépit-horrificoreenn
"Les cheveux poussent en se nourrissant de la mémoire..."

Direct-To-Dvd le 7 février 2007

Public : Interdit aux moins de 12 ans

Genre : Fantastico-horrifique

Avec Chae Min-seo, Sa Hyon-jin, Sun Yu..
Réalisé par Shin Yun-won

COREE (DU SUD) - 2005 - 1H38

SYN0PSiS

Ji-hyun et Su-hyun sont soeurs et partagent une existence harmonieuse et paisible. Lorsque Su-hyun perd ses cheveux à la suite d'une chimiothérapie, Ji-hyun lui offre une magnifique perruque. L'effet est immédiat : Su-hyun retrouve beauté et confiance en elle. Mais elle devient également plus solitaire et plus cruelle. Cette métamorphose s'accompagne d'une série d'événements tragiques et violents. Terrifiée, Ji-hyun assiste à la lente transformation de sa soeur, sous l'effet d'une force diabolique et inconnue...

M0N AViS

En ce moment, je suis dans une de mes périodes (dites) horrifiques, mais le cinéma ricain étant pour le coup plutot décevant (GRINDHOUSE - DEATH PROOF) et le cinéma français ne valant guère mieux (A L'INTERIEUR), j'ai préféré revenir a 'des valeurs sures' (càd des films que j'ai vu au mois une fois, et qui m'ont plu). C'est ainsi que je me suis (à nouveau) tourné vers le cinéma sud-coréen (cela étonne t'il quelqu'un). Pour deux raisons, en réalité : la première étant l'envie de me faire peur, mais vraiment (peur)... la seconde, le désir de les partager avec vous (mes peurs, mes frayeurs), de vous en faire profiter.

Réalisée par Shin Won-yeon, THE WIG - traduisez la perruque - constitue l'une des (deux) bonnes surprises fantastico-horrifiques de l'année 2005. C'est avec THE RED SHOES l'une des meilleures productions coréennes du genre à sortir directement en dVd - et qui aurait amplement mérité une sortie au cinéma !!

Entre les parenthèses, j'approfondis un ti peu le synopsis... Si ça ne vous intéresse pas, veuillez (avoir heu.. l'amabilité de) passer directement au chapitre suivant ci-dessous, à la critique, donc ;-) . (Confrontée au cancer de sa soeur, une jeune femme sourde-muette prend l'initiative de lui offrir une perruque confectionnée à partir de cheveux humains - afin de 'remplacer' les siens que la maladie lui a pris. Lorsque celle-ci porte la perruque, elle devient une autre personne. Non seulement les symptomes de la maladie s'estompent complètement, mais sa nature d'habitude effacée fait place à une personnalité déterminée qui laisse percevoir des troubles psychologiques de plus en plus inquiétants. Jusqu'au jour où la nouvelle propriétaire de la perruque est victime de visions terrifiantes (notamment une séquence traumatisante dans les toilettes, chuuut...). Pour sa soeur ainée, c'en est trop. Il faut détruire la perruque pour enrayer la malédiction. Malheureusement, ce n'est pas aussi simple que ça. C'est en découvrant les circonstances dramatiques qui entourent les origines de la fabrication de la perruque que notre héroine arrivera à percer le mystère après avoir encaissée des révélations... douloureuses.)

Grace à une mise en scène ultra-maitrisée, le réalisateur créé une atmosphère pesante, angoissante. Cette oppression qu'on ressent est aussi due à la musique et au montage sonore qui sont très (très) efficaces. Sauf quand ces derniers arrivent parfois trop tot et par conséquent annoncent les plans qui sont censés nous faire sursauter - ce qui constitue d'ailleurs le seul (p'tit) bémol du film. Si on rentre aussi facilement dans l'histoire, c'est aussi parce que les deux actrices principales, Yu Seon (APPARITION) et Chae Min-seo (CHAMPION), réussissent à nous faire croire en leur personnages, elles sont tres douées et réussissent à nous embarquer avec elles dans cette histoire de possession... et ce jusqu'à la fin du film. Il est d'ailleurs impossible de décrocher avant ! A ce propos, l'explication de la malédiction est des plus inattendues et le thème qui est traité dans cette (fameuse) scène finale - que je tais pour ne pas vous gacher le plaisir - n'est encore pas souvent abordé en Asie. Une fin totalement inattendue, un régal !

Si The Wig est terrifiant de bout-en-bout, il n'en oublie pas - mine de rien - de traiter d'autres thèmes, comme la maladie incurable, l'abandon, etc... Attention, THE WIG n'est pas un sous-RING ou un sous-DARK WATER, je prefere vous prévenir... d'où son originalité ! Avec sa maitrise visuelle et thématique - l'esthétique est proche de celle de DEUX SOEURS, OLD BOY ou A BITTERSWEET LIFE... - THE WIG est finalement assez proche de DEAD FRIEND, qui est le premier film du réalisateur.

en bref. Scénario Impeccable, Rebondissements Imprévisibles, Montée Implacable de l'Horreur : THE WIG est un film Brillant, Stylé, Imaginatif, Remarquablement Réalisé et Aux Effets Terrifiants de Bout en Bout... Un film que vous auriez tort de ne pas voir ! Ah oui, et pour ceux qui aiment avoir peur... la scène à ne surtout surtout (surtout) pas manquer (entre autres) se passe dans les toilettes... vous m'en direz de vos nouvelles !?

(si le film suivant de Shin Yun-won, BLOODY ARIA, sorti en 2006, est bel et bien le "survival matiné de comédie noire aux antipodes du minimalisme de The Wig" qu'on nous a promis, perso je suis preneur : si quelqu'un réussit à se le procurer, merci de bienvouloir me tenir informer.)

Coté interactivité dvd, ce n'est pas fameux-fameux... on était en droit d'espérer mieux - vu la qualité du film. Car si ce n'est la Version Française du film (en dolby digital 5.1) qui vient compléter la Version Originale Sous-Titrée - un détail, certes, mais qui trouve toute son importance auprès de bon nombre d'entre vous, ai-je ouie dire - les bonus sont... tristounet. On y trouve un p'tit making-of de 8 minutes, qui ne nous en apprend pas davantage sur l'histoire (on y voit surtout des instants de tournage des scènes importantes), puis le Film-Annonce (2.21 min) et deux p'tits teasers de moins d'trente secondes. Cen revanche, ce qui est plaisant, c'est le menu légèrement animé (vous savez, quand on ne touche à rien) et surtout les sons qui l'accompagne, genre... une machine à coudre heu... les perruques peut-etre !?

< THE WIG est disonible depuis le 7 février 2OO7 (quelle jolie date !) chez Opening >

" Vous Allez Sursauter, Vous Allez Avoir Peur, Vous Allez Aimer Cela. "

et vOus, qu'en avez-vous pensé ?

# Posté le jeudi 21 juin 2007 09:01

Modifié le vendredi 22 juin 2007 04:44

FRIEND, de Kwak Kyung-taek

FRIEND, de Kwak Kyung-taek
" IL ETAIT UNE FOIS EN AMERIQUE à la sauce coréenne " sanchodoesasia.com

Sortie au cinéma le 14 novembre 2005

Public : Tous publics

Genre : Film de Gangster / Saga Mafieuse

Avec Yoo Oh-sung, Jang Dong-kun, Seo Tae-hwa, Jeong Wung-teak, Kim Bo-kyung...

Réalisé par Kwak Kyung-taek

COREE DU SUD - 2001 - 1H55

SYN0PSiS

Au milieu des années 7O, quatres amis d'enfance inséparables partagent la meme révolte.
A l'age adulte, leurs chemins se séparent.
- Deux d'entre eux se rangent pour mener une vie respectable.
- Les deux autres entrent dans la pegre dans des gangs rivaux.
Les deux gangsters vont alors devoir s'affronter et briser cette magnifique amitié...

M0N AViS

Entre sa biopic réussie, CHAMPION, et son énorme blockbuster d'espionnage/action, TYPHOON (dont il faut absolument que je vous parle prochainement), le réalisateur sud-coréen Kwak Kyung-taek nous livre son film le plus personnel, le plus beau et le plus aboutit.

FRIEND est un film qui parle d'amitié. L'amitié de quatre jeunes garçons qui grandissent ensemble mais qui une fois adultes vont devoir s'affronter, pour deux d'entre eux tout au moins. C'est un film magnifique, dans la lignée d'un grand Scorsese - sans exagération aucune ! - qui raconte l'histoire vraie de son réalisateur, Kwak Kyung-taek, et de ses trois amis d'enfance. Au travers de son expérience, il dresse le portrait d'une génération en Corée sous forme de saga mafieuse. Les points forts du film sont l'histoire - le scénario est super bien ficelé - et les acteurs - leur jeu est juste, sauf dans une scene ou deux, où il est exagéré, dommage.

Coté technique, FRIEND est d'une beauté visuelle renversante, la photo, dans les tons de jaune et qui rappelle parfois un peu celle de Guillermo Navarro (dans les films de Guillermo del Toro), est juste sublime. Et à cause des axes de caméra originaux et bien choisis (les acteurs qui sont filmés d'en haut ou la caméra fixée sur l'aile de la voiture...), certains plans sont juste magnifiques, tout comme la musique.

Friend est LE film culte de gangsters du cinéma coréen, qu'il ne faut pas manquer !

qu'en avez-vOus pensé ?

# Posté le dimanche 17 juin 2007 12:59

Modifié le lundi 18 juin 2007 04:11