JSA de Park Chan-Wook

JSA de Park Chan-Wook
Titre Original : Gongdong gyeongbi guyeok JSA (JOINT SECURITY AREA)

~ Grand Prix au Festival Asiatique de Deauville ~

Genre : Drame

Avec Lee Byung-hun, Lee Young-ae, Song Kang-ho, Kim Tae-woo, Shin Ha-kyun...

Réalisé par PARK Chan-wook

COREE DU SUD - 2000 - 2H

SYNOPSIS


En pleine nuit, dans un poste de garde nord-coréen situé dans la zone de sécurité séparant les deux Corée, éclate une fusillade. Deux soldats sont retrouvés mort mais les circonstances du drame restent mystérieuses. Le sergent Sophie E. Jean est chargée de mener l'enquete sur ces meurtres qui impliquent coréens du Nord et du Sud, tout en évitant un incident diplomatique. Alors que les contradictions entre les différents témoignages annoncent une enquete longue et difficile, les relations entre les deux camps se dégradent et font craindre l'explosion d'un conflit.


* * * * *



MON AVIS

Avant d'entamer sa trilogie cruelle et vengeresse, le formidable réalisateur d'OLD BOY, Park Chan-wook, nous offrait déjà un petit chef-d'oeuvre. Si JOINT SECURITY AREA a reçu un très bon accueil critique et public (plus de 6 millions de coréens ont vu le film) ainsi que de nombreuses récompenses (Meilleur Film au Festival du Dragon Bleu + Meilleur Acteur : Song Kang-ho + Grand Prix Festival Asiatique de Deauville, etc...), il fut moins bien acceuillit par la censure et les vétérans sud coréens. En effet, la comission de censure sud coréenne a déclaré que "le contenu du film allait à l'encontre des programmes éducatifs et qu'il pourrait avoir une mauvaise influence sur les collégiens et les lycéens". Ils ont ajouté que "le film contenait des messages pro-communistes et que ça serait scandaleux de passer le film au cinéma". Et coté vétérans, ils ont saccagé les locaux de Myung Film (la boite de production du film) en protestant et appelant à un soulèvement...

JOINT SECURITY AREA (Zone de Sécurité) est adapté du roman 'DMZ', du jeune auteur Park Sang-yeon (23 ans), qui traite d'un sujet délicat (politiquement) car encore d'actualité : la division de la Corée. C'est avant tout une histoire d'amitié, une amitié impossible entre militaires du Sud et militaires du Nord. C'est l'histoire de trois individus qui étaient destinés à se rencontrer à Panmunjom, dans la zone interdite. Leur rencontre est un portrait de notre époque, aussi paradoxale que la situation actuelle de la péninsule. Panmunjom est un lieu qui symbolise la séparation de la Corée et aussi un lieu strictement interdit aux coréens. Ce lieu est réel mais reste hors de portée, tout a donc été recréé (à l'échelle réelle) pour les besoins du film, d'une façon la plus réaliste possible.
En fait, JSA nous dit que les coréens du Nord sont aussi des etres humains et que ceux du Sud peuvent vivre avec eux.

Le casting est très réussi, on retrouve Ong Kang-ho, qui a un regard très expressif et qui interprète avec beaucoup de conviction le sergent Oh du Nord ; Lee Byung-hun, qu'on a vu dans l'excellent A BITTERSWEET LIFE, a beaucoup de charisme, il interprète avec subtilité le sergent Lee du Sud, un gars plutot ordinaire qui est sur de lui mais qui en fait est assez peureux ; et la belle Lee Young-ae - souvenez-vous... c'est elle LADY VENGEANCE ! - interprete le Commandant Sophie Jean, mi-suisse mi-coréenne : C'est une observatrice, c'est elle qui mene l'enquete et c'est donc à travers elle que le spectateur découvre ce qui s'est réellement passer. Young-ae a décroché le role à cause de son coté métisée et parce qu'évidemment elle est une excellente actrice, et aussi parce qu'elle sait parler anglais. Peu d'actrice ont ces qualités réunies en Corée.

Les effets spéciaux sont également très réussis, il y a pas mal d'infographie (utilisée par exemple pour les scenes d'explosion), mais qui se fond bien dans l'image.

Au final, JSA est un film poignant, humaniste, intelligent, sincère - rarement une film ne m'aura autant remuer, sinon OLD BOY - dans lequel on peut voir encore toute la maitrise du réalisateur coréen Park Chan wook, qui prouve, si besoin est, qu'il joue définitivement dans la cour des grands. Un film qu'il faut absolument découvrir !


et vous, qu'en avez-vous pensé ?

# Posté le mardi 21 août 2007 00:14

Modifié le lundi 23 juin 2008 01:13

THE BRAVE, LA MOME, PING PONG.

THE BRAVE, LA MOME, PING PONG.
On a l'habitude de voir les films au cinéma (pas tous ceux qu'on voudrait malheureusement), mais qu'en est-il des dvd ?
J'ai créé cette rubrique pour vous donner un avis sur quelques dvd qui sortent cette semaine - ceux que j'ai vu et qui peuvent valoir un achat et/ou surtout pas et/ou ceux que je n'ai pas vu mais dont j'ai entendu parler et/ou certains autres...

> les films que j'ai vu et qui, selon moi, vallent un achat dvd

1/ LA MOME d'Olivier Dahan (* * * *) en dvd le 23 aout 2007
Olivier Dahan reconstruit l'univers de la grande Piaf et y insuffle son regard et sa subtilité. La tension habite ce film de bout en bout et l'émotion est très bien gérée, évitant - à l'exception d'une scène - de tomber dans le sentimentalisme facile et sans force. Un bon moment ! (critique complète dispo dans le blog)

2/ PING PONG de Meike Hauck et Matthias Luthardt (* * *) en dvd le 22 aout
Si l'on oublie la fin (un peu brouillon et un peu rapide), Ping Pong a des allures de tragédie dont l'interprétation ultra-sensible de chacuns des acteurs et la mise en scène au cordeau en font un premier film remarquable et, malgré le caractère extreme des situations, incroyablement juste.

3/ L'INCROYABLE DESTIN DE HAROLD CRICK de Marc Forster (* *) en dvd le 22 aout 2007
Un film drole, sensible et émouvant au message simple : profitez de la vie sans en gacher une seconde. Aller à la rencontre d'Harold Crick n'est pas une perte de temps, le héros de ce joli conte philosophique nous permet de terminer l'été tout en tendresse. (critique complète dispo dans le blog)

> les films que j'ai vu et que je vous conseille... d'éviter

1/ PARS VITE ET REVIENS TARD de Régis Wargnier ( * ) en dvd le 24 aout 2007
Une mise en scène soignée, mais vite pompeuse, une bande-son ampoulée, etc... Et ne vous fiez surtout pas au casting alléchant ! La mauvaise blague de l'année.

UNE GRANDE ANNEE de Ridley Scott ( * ) en dvd le 22 aout 2007
Le film flirte avec un genre devenu à la mode à cause de SIDEWAYS d'Alexandre Payne et qu'on pourrait qualifier de "comédie bobo sur le thème du retour aux sources et aux valeurs simples". A louer.

> les films que je n'ai pas vu mais qui, parait-il, valent le détour (merci de donner votre avis des films suivants que vous avez peut-etre vu)

THE BRAVE de Johnny Depp en dvd le 22 aout 2007
La Voix Du Nord : The Brave est une oeuvre étrange et fascinante (...) Johnny Depp filme avec une naiveté touchante et une humanité vibrante, il s'attarde sur de longs regards silencieux et ne rechigne pas à s'effacer devant les autres...

CRISS CROSS de Robert Siodmak en dvd le 22 aout
L'un des plus grands chef-d'oeuvres du film noir !

LA CLEE DE VERRE de Stuart Heisler en dvd le 22 aout
2ème collaboration entre Alan Ladd et Véronica Lake, La Clée de Verre, une autre film noir, inscrit le couple dans l'histoire des studios Paramount.

REUNION SANGLANTE en dvd le 22 aout 2007
Je ne sais absolument rien de film si ce n'est que le réalisateur est Dae-wung Lim - un film coréen donc ! - et que le thème semble etre l'horreur. Bref, perso j'adhère !

Voilà pour les sorties essentielles, mais il y en a plein d'autre cette semaine : THE GRUDGE 2, WWW WHAT A WONDERFUL, 20 NUITS ET UN JOUR, etc etc.
Alors... Tenté ou pas ?

# Posté le lundi 20 août 2007 23:41

Modifié le mardi 21 août 2007 03:36

BRUISER, de George A. Romero

BRUISER, de George A. Romero
La Vengeance N'a Pas de Visage...

Titre Original : BRUISER

Public : Interdit aux moins de 12 ans

Genre : Croisement thématique entre les tourments intérieurs d'un Darkman et les extériorisations d'un Batman (dit à juste titre l'Ecran Fantastique) / Thriller fantastique

Avec Jason Flemyng, Peter Stormare, Leslie Hope, Andrew Tarbet et Nina Garbiras

Ecrit et réalisé par George A. ROMERO

ETATS UNIS - 2000 - 1H36

SYNOPSIS


Henry Creedlow (Jason Flemyng) se réveille un beau matin... sans visage. Alors qu'il a toujours vécu sa vie par procuration, dans le respect des règles établies, il réalise trop tard qu'on vient de le priver de la chose la plus précieuse au monde : son identité.

Commence alors pour cet homme sans passé une expédition punitive contre celles et ceux qui ont fait de lui ce qu'il est aujourd'hui, ou plus exactement... ce qu'il n'est plus !




MON AVIS

Comme beaucoup d'entre vous, je présume, je ne connaissais George A. Romero (presque) qu'à travers sa tétralogie culte des Morts-Vivants. J'ai découvert BRUISER au début de l'année et j'avoue avoir été très agréablement surpris. C'est devenu un de mes préféré du maitre. Il était donc temps que je lui fasse une place (bien méritée) au soleil, enfin... dans ce blog.

BRUISER, qui est le nom du magazine pour lequel travaille le personnage principal, Henry, raconte l'histoire d'un trentenaire qui n'a pas réussi à réaliser ses rêves et qui se contente de l'image qu'il pense qu'on attend de lui : il part tous les jours au travail, où il se fait 'malmener' par ses collègues, son patron (ils profitent de lui, se moquent...) ; son mariage est foireux, il rentre tous les soirs dans une maison inachevée (des 'rideaux' en plastique transparent pendent ici et là, Henry petit-déjeune sur sa table-scie...) n'ayant pas les moyen de la finir, et où l'attend sa femme, qui le malmène aussi... Disons-le, ce trentenaire est frustré, il a perdu toute confiance en lui. Un matin, il se réveille avec un masque blanc, pas posé (le masque) mais collé à son visage, comme un masque de mime (càd suffisamment souple, qui permet à Jason Flemyng de transmettre des expressions).

A partir de ce moment là, le film prend une autre tournure. Le masque permet à Henry de commencer à etre capable de s'identifier, il va retrouver son estime, sa confiance, mais il va aussi se venger de son entourage qui le considère depuis toujours comme un naze, un looser. Ainsi, le masque va lui permettre d'exprimer ses fameux "flash-back" (voir ci-dessous) qui en vérité sont des reves violents. Je vous laisse imaginer la suite...

BRUISER est amusant dans sa construction, qui peut aussi etre déroutante, à causes des nombreux "flash-back" donc (exemple : une dame passe devant Henry, qui allait monter dans le train : il la cogne, elle se ramasse et le train lui roule sur la tete. La scène suivante montre Henry qui attend le train et qui monte : ici, pas de dame). Les flash-back brouillent donc les pistes mais servent également à illustrer la frustration qui ronge Henry.

La distribution est superbe, tous les comédiens (seconds et premier roles) sont merveilleux. Jason Flemyng, qui joue ici le role principal (et qui le tenait également dans ARNAQUES CRIMES ET BOTANIQUE, dans LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES ou encore ATOMIK CIRCUS...) est très talentueux et tout à fait crédible. Tout comme Peter Stormare, qui tient le role du patron d'Henry, qui adore la baise et sniffer de la coke. Il a peu de dialogue, mais ils sont tellement croustillants. Puis on le remarque surtout à cause de son incroyable prestance : souvenez-vous du tueur dans FARGO... c'est lui ! On l'a vu ensuite dans des films aussi divers et variés qu'ARMAGEDDON, LE CHOCOLAT, CONSTANTINE ou plus récemment dans PRISON BREAK.

Coté technique, visuel, le film est une réussite totale : des beaux décors à la superbe photographie, en passant par la lumière merveilleuse, les travelling (qui raviront les fans des autres films de Romero) ou, tout simplement, par la fluidité de la mise en scène ou le rythme du film... En gros, BRUISER est un film à "petit budget" (4 ou 5 millions de dollars) qui ressemble à un film qui vaut (au moins) le double.

BRUISER renouvelle le film d'horreur et marque le retour d'un immense réalisateur : George A. Romero. C'est, de l'aveu meme de Romero, le film le plus agréable qu'il ait eu à tourner - Et nous, à voir !

"Romero a voulu non seulement imbriquer péripéties horrifiques et satire sociale, mais se servir du fantastique pour débusquer tout un inconscient réprimé ou opprimé, un visage secret de l'Amérique actuelle"

et vOus, qu'en avez-vous pensé ?

# Posté le lundi 20 août 2007 04:02

Modifié le lundi 23 juin 2008 01:19

MANIAC -Attention Film Culte !

MANIAC -Attention Film Culte !
Titre Original : MANIAC

Sortie Au Cinéma le 10 mars 1982

Public : Interdit aux moins de 16 ans !

Genre : 1h30 dans la tete d'un serial killer... Un classique.

Avec Joe Spinell, Caroline Munro, Gail Lawrence, Kelly Piper, Rita Montone, Tom Savini...

Réalisé par William LUSTIG

ETATS UNIS - 1980 - 1H28

SYNOPSIS


Un couple d'amoureux est sauvagement assassiné par un tueur en cagoule. Une prostituée est agressée à son tour, puis scalpée. Sa chevelure finira sur la tete de l'un des mannequins ornant la chambre du psychopathe. Hanté par l'image d'une mère trop autoritaire, Frank Zito, le criminel, ne peut réfréner ses pulsions meurtrières. Seule la mort pourrait le délivrer...



Pour continuer dans le genre grindhouse, ou disons-le "film de taré" (l'image et le son ont tout de meme été entièrement remasterisé - à l'heure où certains bousillent volontairement leurs bobines...), MANIAC est un habile mélange de thriller et d'horreur (genre gore très insupportable), un film qui depuis sa sortie a été mainte fois copié - LE film culte des années 80. Disons que l'on n'avait jamais vu de film comme Maniac avant : un film qui se passe entièrement dans la tete d'un serial killer est tout de meme très oppressant au niveau de l'ambiance.

A l'instar d'oeuvres comme ZOMBIE ou MASSACRE A LA TRONCONNEUSE, MANIAC eut fort à faire avec la censure, encore très active au début des années 80. Réalisé en 1980, le film dut attendre deux ans pour etre autorisé à sortir en salles en France. Paradoxe de cette époque : la vidéo, alors naissante, pouvait proposer des films interdits au cinéma. Le 10 mars 1982, les amateurs purent enfin découvrir MANIAC sur grand écran.

Le film est signé du réalisateur William Lustig, mais il est autant un film du comédien Joe Spinell qui l'a co-écrit et co-produit que de Tom Savini qui a réalisé les maquillages. MANIAC, qui est donc le fruit d'une rencontre, impressionne par son réalisme, la violence de son contenu et de son traitement.

Coté atmosphère, les effets sonores, la musique de Jay Chattaway apportent beaucoup au film. Les mélodies tristes mélangées au souffle lancinant de Joe Spinell renforcent l'impact dépressif angoissant du film.
Joe Spinell trouve ici le role de sa vie. De la scène d'ouverture (un couple se fait sauvagement assassiné sur une plage... puis on se rend compte qu'on est dans sa tete : c'est un reve) jusqu'à la scène finale (une fin crépusculaire où l'on voit toute la souffrance du personnage "le Maniac", le supplice qu'il endure et... Une fin hallucinante, mais... vous n'en saurez pas plus), la caméra lui colle aux baskes. Joe Spinell, avec sa tete et son regard (de) fou furieux, est tout à fait crédible dans le role du tueur en série.

MANIAC a été réalisé à l'arrache et ça se voit. Il rappelle un peu tous ces films italiens, réalistes, filmés à l'épaule et en lumières naturelles.

En Bref : des démelés avec la censure, une ambiance sinistre et terrifiante, un interprétation prodigieuse de Joe Spinell : MANIAC a renouvellé le film de psychopathe et s'est imposé au fil des ans comme l'une des références du genre (environ dix ans plus tard, SCREAM sortait et 'enterrait' le genre...). A voir (au moins une fois) par tous les amateurs du genre, et surtout par la nouvelle génération, qui n'a connu le film d'horreur qu'à travers les screameries - vous allez voir ce qu'était un vrai film d'horreur. Ames sensibles (meme qu'un peu) : abstenez-vous !

EN SAVOIR PLUS


Soucieux de donner une suite à MANIAC, Joe Spinell s'associe à un tout jeune réalisateur new-yorkais. Sur une idée de base de l'acteur et sans aucun budget, Buddy Giovinazzo commence à tourner des scènes en vue de convaincre d'éventuels financiers d'injecter l'argent nécessaire à la réalisation de MANIAC 2 : MR ROBBIE. Mais le projet (de tout de meme 2 millions de dollars) tournera court à la mort du comédien Joe Spinell, le 13 janvier 1989.
Récemment, une maison de production américaine vient d'annoncer la pré-production d'un MANIAC 2 : LIKE FATHER, LIKE SON. Ce film ne devrait avoir aucun rapport avec le MANIAC 2 : MR ROBBIE tel que l'aurait voulu Joe Spinell. En guise de témoignage, les scènes du film (qui ne verra malheureusement jamais le jour) sont disponibles sur l'édition double-DVD de MANIAC (duré = environ cinq minutes de pur bonheur).


et vOus, qu'en avez-vous pensé ?

# Posté le jeudi 16 août 2007 23:50

Modifié le lundi 23 juin 2008 01:24

BATTLEFIELD BASEBALL

BATTLEFIELD BASEBALL
Un vampire à un autre vampire (qui s'en prend à un humain) : "Hoichi ! Tu te souviens de ce que j'ai dis avant qu'on s'en aille ?!... Je t'ai rappelé à toi comme aux autres que notre dérogation ne nous autorise pas à tuer en dehors d'un stade. Ca te dit quelque chose ?!"

Public : Accord parental

Genre : 1h30 d'action et de délire comme seul le cinéma japonais pouvait le faire !

Avec Tak Sakaguchi...

Réalisé par Yudai Yamaguchi

JAPON - 2002 - 1H27


"C'était pas un match, c'était un carnage. Jamais j'aurai cru qu'on pouvait faire des trucs aussi dégueulasses avec une batte de baseball..."

L'HISTOIRE
L'équipe de Seido High désire gagner le légendaire tournoi de baseball junior, mais pour cela, il faut affronter l'équipe Gedo High : une féroce équipe de zombies qui ont vite fait d'arracher les tetes, de démembrer les corps et d'exploser les entrailles de leurs adversaires lors de matchs sanglants... L'équipe de Seido va embaucher une nouvelle recrue : Jubeh Yakyu (interprété par Tak Sakaguchi de Versus et Azumi) qui va les aider à affronter leurs cruels adversaires. Une bataille délirante va alors commencer sur le terrain.


Cela fait maintenant pas moins de trois ans que je l'attends, depuis que j'ai lu un article sur un 'magazine spécial cinéma asiatique' dont j'ai oublié le nom... et voilà que débarque chez M6 Vidéo au début de l'année (le 14 janvier 2007, pour etre exact : désolé d'avoir eu la flemme de vous le présenter jusqu'ici, mais je profite de la sortie de PLANET TERROR pour le faire...) l'insensé, mais tellement poilant, BATTLEFIELD BASEBALL.

Cette adaptation délirante de JIGOKU KOUSHIEN, un manga de Man Gatarou, est l'oeuvre de Yudai Yamaguchi, le spécialiste de la farce pelliculée. Sorti au Japon en 2003, BATTLEFIELD BASEBALL est une sorte de version absurde de VERSUS (on pense aussi bien sur à SHAOLIN SOCCER). Dans cette histoire abracadabrante à base de zombies et de matchs de base-ball, les gags vaseux se ramassent à la pelle, les références aux jeux vidéo sont légions, et les effets spéciaux sont vraiment très... spéciaux.

Typique de la culture manga, le film de Yamaguchi excelle à rendre drole tout ce qui est stupide. Assistant réalisateur sur VERSUS, ce dernier est également le co-auteur du scénario. Notre homme est par conséquent un spécialiste du bénévolat, du latex à prix cassé et du maquillage de carnaval. Contrairement aux réalisations de Kitamura, trop longues et sans rythme - bon, que les fans se rassurent... en disant cela, je pense plus à VERSUS ou encore ARAGAMI, qu'à AZUMI voire ALIVE - la durée de BATTLEFIELD BASEBALL ne dépasse pas 1h30, assurant ainsi un enchainement ininterrompu de n'importe quoi (dont les dialogues - et c'est suffisamment rare pour etre dit - que j'ai préféré en version française : bizarrement, ils sont encore plus poilants que ceux originaux). Sensible à l'esprit "manga", Yamaguchi joue à fond la carte de l'humour absurde, refusant l'usage d'effets gore sanguinolents.

Les fans de VERSUS auront néanmoins le plaisir de retrouver Tak Sakaguch - vu récemment dans le super décevant SHINOBI - dans le rôle d'un champion solitaire décidé à affronter une équipe de zombies massacrant tout sur son passage. Les fans de jeux vidéo noteront de nombreux points communs avec RIVAL SCHOOLS (m'a fait remarquer mon (gentil ?) p'tit cousin - à qui j'ai fais découvrir BATTLEFIELD BASEBALL devant lequel il s'est bidonné) dans lequel des étudiants s'affrontent en usant des techniques de leur sport favori. Et comme dans le jeu, le héros à recours à des pouvoirs spéciaux dont le "super tornado" et le "multi-punch". Du grand art, assurément !

et vous, qu'en avez-vous pensé ?

"Pour commencer, je te conseille de t'habituer à ta cage parce que tu n'en sortira plus. Si je t'avais arraché les jambes, ça aurait été trop voyant. En revanche, si j'explique à tout le monde que mon fils est un danger pour lui-meme, les gens seront compatissants, peut-etre meme qu'ils viendront t'apporter des jouets et des croquettes."

EN +

Coté DVD, l'édition spéciale de BATTLEFIELD BASEBALL est présentée dans un boitier en métal (dans les tons jaune).
Le film est disonible en versions française et originale sous-titrées (Dolby Digital 2.0).
Et enfin, voici ce que l'on trouve coté bonus : Bandes-annonce (une dizaine) + Scènes coupées et alternatives (10 min) + Introduction (débile) au film par l'auteur du manga (moins de 2 min) + Battlefield animé (6 petite secondes) + "Le Yakyu : le baseball japonais" (9 min) un documentaire commenté en français, qui reste le seul bonus intéressant de cette "special edition".

# Posté le mardi 14 août 2007 05:07

Modifié le lundi 23 juin 2008 01:32