La sortie d'1 nouvel opus de la saga GHOST IN THE SHELL fait tjrs figur d'evenemnt. Si Mamoru Oshii laiss sa casquett de realisateur à Kenji Kamiyama, ce dernier respecte le cahier d charg de la celebre franchise en livrant une oeuvre spectaculair qui devrait reconcilier ls fans du 1er opus decontenancés par l'aspect philosophic du 2nd episod. Mais revenons en arriere...
GITS
Realisé par Mamoru Oshii (PLATABOR) &adapté du manga de Masamune Shirow (APPLESEED, ORION) GHOST IN THE SHELL est un monumnt incontournabl de l'anime. Un film phare pour ls amateurs d'animation japonaise, d'univers cyberpunk &de quete metaphysiqu. Avc GITS, Oshii a la geniale id de prendre le genre à revers. D'abord il opte pour un traitemnt raccourci de l'oeuvre de Shirow, reputée inadaptabl de par sa trop grande complexité, en ne conservant que la substance. Ensuite il impose un design qui prend ses distances avc le manga en engageant qques pointur de l'anime avc ls tres reputés Shoji Kawamori (MACROSS) & Okiura Hiroyuki (JIN ROH). Enfin il prend le parti de montrer un univers futurist credibl, logic. Le + naturel &discret possibl. De fait, GHOST IN THE SHELL se refuse à ceder aux decors inutilemnt demesurés &à une facture visuell trop voyante. Mem traitemnt en ce qui concern ls scenes d'action. Oshii ls filme dans leur + simple expression, evitant d'accumuler maladroitemt ls sequences destroy. Cela dit, GITS n'est cependant pas avar de scenes spectacul'r, comm le demontre l'hallucinant affrontemnt entre Kusanagi &un tank, la formidable scene d'ouvertur ou encor ls jeux de cache-cache via le thermo-optique. Mais le veritabl interet du film d'Oshii est ailleurs. Dans la thematiqu philosophique d'1 scenari qui chemine entre politic, science-fiction &reflexion metaphysique. Des reflexions qui hantent le film tt comm l'esprit du Major Kusanagi, l'heroine du film. Une femme-cyborg specialist de la lutte contre le terrorism &l'espionnage. Precise, puissante &quasimnt indestructibl, Kusanagi a pourtant une faille... son ame. La seule part d'ell-mem encore humaine. Dans sa quete pour mettre hors d'etat de nuire le Puppet Master, elle prend conscience de son etat &commence à douter. C là que GITS devoil sa veritabl intention : cell du questionnemt sur soi : "qu'est-ce qu'un etre humain ?". Une question hautemnt philosophique à laquell GITS apporte une reponse etonnante au gré d'1 final halluciné.
INNOCENCE ACCUSEE
Si GITS : INNOCENCE d'Oshii a été salué par la critik &boudé par le public, la faute essentiellemt à un scenari complex qui, toutes proportions gardées, se pose comm une version cybernetique du FAUCON MALTAIS en offrant d personnages tridimensionnels lachés au coeur dune intrigue passionnante mais qui souffre d'1 traitemnt deliberemnt enchevetré. La difficulté de comprehension residait alors dans l'etalag de scenes d'exposition qui, malgré leurs contenus didactiques sur la cybernetique, etaient hors de portée du profane. Si le film n'etait dénué de scenes d'action d'anthologies (la descente chez les yakuzas rest encore inegalée), de dynamiques relationnelles poignantes (la complicité entre Batou &son basset Gabriel) et d'un splendide imaginaire visuel (au revoir MATRIX), la complexité de l'oeuvre dans son ensemble empechait son appreciation globale. Ce que voulaient les fans ? Un produit au discours limpide &aux scenes d'action musclées qui puiss rendre ludique l'univers de GHOST IN THE SHELL sans passer systematiquemt par la case existentialiste. En bref, qque chose qui puisse se poser comm une version long-metrag de la serie STAND ALONE COMPLEX dont les qualités federatrices (facilité de comprehension &savant melange d'action + humour) ne cessent d'etre vantées.
SECTION SPECIALE
Créée en 2002 par les eminences grises des studios Production I.G. (BLOOD : THE LAST VAMPIRE), la serie GITS : STAND ALONE COMPLEX est une adaptation bcp + fidele du manga original de Shirow. L'esprit y est + leger en comparaison d films d'Oshii de mem que les personnages du Major Motoko &de Batou y sont monolithiques et + sociables (ce dernier se revele etre un fin blagueur). + encor, la serie offre un relief important au chef Aramaki et à l'inspecteur Togusa, 2 personnages clés de la saga GITS dont la dimension psychologique avait été occultée dans le diptyque signé par Oshii.
Outre la seconde partie de la 2e saison, titrée S.A.C. : 2nd G.I.G. (qui developpe une histoire sur plusieurs episod), la regularité du schema narratif de STAND ALONE COMPLEX est similaire à celui d'une serie policiere comm NYPD BLUE qui, lors de chaque episod, suit l'elucidation d'une enquete criminell en faisant equitablemt usage ds talents ds differnts personnag. Mis à part ls principaux protagonist (Motoko, Batou, Aramaki & Togusa), STAND ALONE COMPLEX recense une nouvelle galerie de heros comm l'enqueteur informatic Ishikawa, le sniper Saito, le specialist en explosifs Borma, le superflic coriace Pazu &les jeunes recrues Proto & Azuma. Lorsqu'un 3e long metrage estampillé GHOST IN THE SHELL est envisagé, ls executifs, soucieux de repondre aux attentes d fans, decident de developper le projet sous l'angle d'un telefilm calibré pour une programmation televisée qui exploiterait la formule de STAND ALONE COMPLEX sur une durée moyenne d'1h30.
CONTE CYBERNETIQUE
L'histoire de GITS : SOLID STATE SOCIETY prend place en 2034, soit 2ans apres la fin du S.A.C. : 2nd G.I.G. Pour des raisons obscures, Motoko Kusanagi a abandonné ses fonctions de Major au sein de la Section 9, l'elite paramilitaire chargée de la repression du cyberterrorism. C'est donc l'inspecteur Togusa qui herite du statut de chef de groupe avc l'implacable Batou comm officier suppleant. Lorsqu'une serie de suicides secoue mysterieusemt la class diplomatique indonesienne implantée au Japon, les baroudeurs de la Section9 sont appelés à enqueter sur ce troublant phenomen. D'apres ls resultats legistes, ls personnes mortes ont toutes été victim d'1 piratag cybernetique cerebral revendiqué par un hacker de haut vol repondant au surnom de Marionnettiste. De fil en aiguille, la Section9 decouvre que ls victims du cybercriminel ont été impliquées dans un horrible infanticide (des enfants ont servi de cobayes à une experience cybernetique à haut risk) &que les motivations du Marionnettist relevent davantage de la quete vengesess que de l'acte terrorist. C'est le debut d'une veritable course contre la montre pour Togusa &ses hommes qui, en + d'assurer la protection d victimes potentielles, doivent debusquer le Marionnettist pour lequel les indices relatifs à son identité laissent supposer qu'il s'agit du Major Motoko Kusanagi...
UN MONDE D'HOMMES
Le fait que SOLID STATE SOCIETY ait été envisagé pour une diffusion cablée n'a en aucun cas amoindri l'ambition du real' Kenji Kamiyama. Ce dernier reussit meme le tour de force de donner à sa creation une texture cinematographique semblabl à celle qu'on retrouve dans AMER BETON de Michael Arias. Avc la meme volonté de rompre avc ls conventions de l'animation classic, Kamiyama use de nombreux artifices propres au 7e Art. Mais là où le realisateur ricain optait pour une forme rugueuse, Kamiyama prefer adopter une posture + soutenue dont la teneur stylistique rapelle les travaux du cineast Michael Mann. Dès ls 1res minut de SOLID STATE SOCIETY, Kamiyama use d techniques cheres au createur de MIAMI VICE, installant un climat frenetique par le biais d'une habile conjonction sonore &visuelle. Lors de la scene d'ouverture servant d'introduction à la Section9, Kamiyama juxtapose ls plans saccadés d policiers en action en un montage rapide, vibrant au rythm d'une music electronic à laquelle se greffe une cacophonie urbaine où s'entrechoquent les sirenes de voitures de police, les gresillemnts de messag radio &ls cliquetis d'armes à feu. Le resultat d'1 tel assemblage sensitif est immediat ! On en prend plein la tronche, à l'instar des ouvertures memorables du SOLITAIRE, LA FORTERESSE NOIRE, HEAT & REVELATIONS. Là où Kamiyama affich une parenté evidente avc Michael Mann reside dans sa vision du tissu urbain, drapé dans une nuit claire qui rappelle inlassablemt COLLATERAL, et dans son utilisation opportune de la dominante bleue, la celebre marque de fabrique du cineast.
CHOIX DES ARMES
Outre son animation fluide &son scenar concis &comprehensif, l'une des qualités de SOLID STATE SOCIETY (moins poetic que ls opus d'Oshii) reside dans son impressionnant souci d'exactitude sur ls details relatifs aux cadres policiers ¶militaires. Chaque scene d'action beneficie d'une choregraphie criante de realism où on voit ceux de la Section9 se livrer à d progressions offensives semblables à celles de group d'interventions comm la SWAT ou Delta Force. Un parti pris spartiate renforcé par le soin particulier apporté à l'armurerie, le film faisant un etalage majestueux &pointilleux des armes à feu utilisées par ls heros, allant du pistolet Jericho 941 de Batou au fusil de precision Walther WA 2000 utilisé par Saito, en passant par le petit canon Seburo M5 de Togusa. Cet aspect fetichist de Kamiyama rejoint celui d'Oshii qui n'a jamais caché sa passion pour ls armes à feu. Un trait de caracter que ls 2 homms partagent egalemnt avc James Cameron, l'une des influences majeures de la saga GITS. Au meme titre qu'ALIENS, ABYSS &le diptyque TERMINATOR, la trilogie GHOST IN THE SHELL restera dans l'histoire 2la cultur populaire pour avoir conféré à la science-fiction une dimension adulte &transgressive sans jamais trahir ses vertus ludiques. C dire à quel point SOLID STATE SOCIETY est digne de rejoindre le pantheon des oeuvres cultes !
CHRONOLOGIE GHOST IN THE SHELL
1990 Manga de Shirow
1995 1er long d'Oshii
2002 Serie Saison1
2004 INNOCENCE d'Oshii + Saison2
2005 GITS LAUGHING MAN + INDIVIDUAL 11. Ls 2 bntot en dvd !
2006 GITS : SOLID STATE SOCIETY
-> INFO
Btot l'adaptation film Live : I.G. compte en vendre ls droits à un grd studio ricain ! Le succes de TRANSFORMRS n'y est probablmt pas etranger ('.')
qu'en pensez-vous?